
Le plan de désherbage est un outil qui permet de hiérarchiser le territoire communal (zone agglomérée) en fonction des risques (risque élevé et risque limité) de pollutions des eaux par les pesticides. C’est un outil d’aide à la décision puisqu’il permet d’adapter les pratiques d’entretien en fonction de la nature et de la physionomie des surfaces. Il permet aussi de sensibiliser les agents applicateurs par rapport aux cours d’eau , aux milieux aquatiques et à leur santé, ainsi que, dans une plus grande mesure, les habitants de la commune.
Aujourd'hui, ce sont 16 communes, sur les 26 adhérentes au Sivalodet, qui possède un plan de désherbage communal, qui leur permet de mieux appréhender l'entretien de leurs espaces, en fonction de la réglementation, du respect de l'environnement et de la santé de leurs administrés et de leurs agents.
Les prochaines communes qui bénéficieront d'un plan de désherbage communal, sur le territoire du Sivalodet, sont : Edern, Langolen, Pleuven et Saint-Yvi.
Qu'elles aient un plan de désherbage ou non, les communes changent leurs pratiques vis-à-vis de leur gestion de leurs espaces publics. La première question qu’il faut se poser avant tout est : faut-il désherber ?
Le regard que nous avons sur l’idée de propreté doit évoluer. La présence d’herbes spontanées dans un jardin ou en ville, ne doit pas être perçue systématiquement comme un défaut d’entretien. Il est important de pouvoir accepter la présence de cette végétation spontanée, comme l’on déjà fait certains pays Européens (Italie, Suède, Allemagne…). Mais le respect de la réglementation implique un changement des pratiques, qui au niveau communal, oblige les collectivités soit à maintenir le niveau de désherbage actuel (augmentation de la charge de travail des agents communaux et augmentation du budget prévu à cet effet) soit à mettre en place une gestion différenciée d'entretien des espaces publics (voirie et espaces verts).

Pour palier à la suppression du chimique pour l'entretien de la voirie ou des espaces verts es communes peuvent utiliser des techniques alternatives. Elles permettent ainsi de respecter la réglementation et de montrer le bon exemple.
Quelques types de techniques alternatives utilisées par les communes :
Pour éviter d’avoir à traiter chimiquement, une des solutions est d’agir en amont, afin d'empêcher cette végétation "indésirable" de pousser.
Une fois l’apparition de la végétation indésirable, si toute fois il y a nécessité de s’en débarrasser, il existe :
Exemple à Quimper, la voirie n'est plus entretenue avec des produits chimiques, mais à l'aide d'un désherbeuse à vapeur.
